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lundi 10 mars 2008

ACP 80


Question écrite n° 03634 de M. Robert Badinter (Hauts-de-Seine - SOC) publiée dans le JO Sénat du 06/03/2008 - page 428.

« M. Robert Badinter attire l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la nomination du contrôleur général des lieux de privation de liberté. En effet, la loi publiée au Journal officiel n° 253 du 31 octobre 2007 (loi n° 2007-1545 du 30 octobre 2007) prévoit, dans son article 2, que la désignation du contrôleur se ferait par décret du Président de la République après avis de la commission compétente de chaque assemblée. Le processus ne semble pas avoir été mis en place, près de quatre mois après la publication de la loi. Alors que des incidents dramatiques sont intervenus récemment dans les prisons, la nécessité de mettre en place sans plus tarder le contrôle général des prisons est évidente. Il demande à cet égard des précisions sur la mise en oeuvre du processus de désignation du contrôleur général dont il rappelle l'urgence. » En attente de réponse du Ministère de la Justice.

Voir infra, point 12. « En attendant Godot ».

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ACP N°80 - ARPENTER le champ pénal. Paris, le 10 mars 2008

L’Hebdo sur les questions pénales et criminologiques

6ème année

Directeur de la publication : Pierre V. Tournier

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La mission créée à la demande du Président de la République sur « la formation et la recherche concernant les questions stratégiques (défense et sécurité) » a remis son rapport au président de la République mardi 4 mars. Présidée par Alain Bauer, président du Conseil d’orientation de l’OND, la mission avait commencé ses travaux le 4 septembre 2007 ; se réunissant une fois par semaine, elle a auditionné un grand nombre de personnalités. Le rapport dont le quotidien Le Monde fait état dans son édition datée du 7 mars 2008 n’a pas encore été rendu public.

J’avais accepté la proposition qui m’avait été faite, à titre personnel, de participer à cette mission aux cotés des quatre autres membres : Philippe Delmas, président de PhD Associates, Valérie Derouet, Directrice des affaires Homeland Security d’Areva, Cédric Lewandoski, contrôleur général d’EDF, Xavier Raufer, criminologue et des quatre conseillers permanents : le Général Laurent Labaye, Directeur de l’IHEDN, Pierre Monzani, directeur de l’INHES, Rémy Pautrat, président de l’IERSE et Olivier Rossignol, directeur du CHEAr.

Jean-Marc Berlioz, inspecteur général de l’Administration assurait le secrétariat général de la mission, assisté de Thierry Vinçon, conseiller à la présidence de la République et Christophe Soullez, chef du département l’OND.

Ne partageant pas l’ensemble des orientations retenues par la majorité des membres de la mission, j’ai précisé mes positions personnelles dans un « relevé de conclusions » annexé au rapport. Je diffuserai ce texte » dans « ACP » quand le rapport aura été officiellement présenté à la presse, c’est-à-dire, le jeudi 20 mars 2008.

Pierre V. Tournier

IHEDN : Institut des hautes études de la défense nationale qui dépend du Premier Ministre.

CHEAr : Centre des hautes études de l’armement qui dépend du Ministère de la Défense.

INHES : Institut national des hautes études de la sécurité qui dépend du Ministère de l’lntérieur (et qui a succédé à l’IHESI).

IERSE : Institut d’études et de recherches pour la sécurité des entreprises, association loi 1901 (partenariat avec la gendarmerie nationale et l’Université Paris 1).

OND : Observatoire national de la délinquance (l’un des deux départements de l’INHES).

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- 2. - Les comptes du lundi. A propos de la Cour européenne des droits de l’homme

Message d’Eric Kania, psychiatre à Marseille. « J'aimerais partager l'optimisme que tu exprimes dans la conclusion de ta chronique dans ACP, lorsque tu écris que si un condamné placé en rétention de sûreté portait son cas devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme, la France serait probablement condamnée et le condamné libéré. Dans l'affaire Rivière (le cas d'un malade mental incarcéré à qui toutes les demandes de libération conditionnelle ont été refusées), la France a bel et bien été condamnée, mais à quoi ? Elle a été condamnée, non pas à libérer Jean-Luc Rivière, mais à lui verser 5000 euros! (CEDH - Affaire Rivière c. France - Arrêt du 11 juillet 2006 - Requête n° 33834/03)

Dans l'échelle des peines prononcées par la CEDH, je note que la France a été condamnée dans l'affaire de cette femme homosexuelle qui s'est vue refuser un agrément pour adoption d'enfant : le montant de la sanction était là de 10 000 euros. D'ailleurs, je ne sais pas si Jean-Luc Rivière a été libéré depuis. Qu'en penses-tu ? Amicalement ».

Merci Eric pour cette remarque opportune. Effectivement, j’ai fait preuve d’un optimiste inconsidéré. Parmi les lecteurs d’ACP, nous avons quelques juristes fort compétents quant à la jurisprudence de la Cour européenne qui pourraient nous en dire plus sur les bénéfices retirés, en général, par les victimes à la suite de l’exécution des arrêts, les concernant. Les colonnes d‘ACP leur sont ouvertes. Je pense à Françoise, Jean-Paul, Jean, Martine, Valeria, Georgia, Pierre, Jocelyne, Christian-Nils, Sonja et les autres. PVT

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*** MESURE ET SANCTIONS PÉNALES ***

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- 3. - Aménagement des peines privatives de liberté.

Au 1er février 2008, 6,5 % des condamnés sous écrou bénéficient d’un aménagement de leur peine « permanent et total » (*) en milieu ouvert, c’est-à-dire d’un placement sous surveillance électronique fixe ou d’un placement à l’extérieur sans hébergement pénitentiaire :

1/1/07 1/2/07 1/3/07 1/4/07 1/5/07 1/6/07 1/7/07
4,8 5,2 5,3 5,6 5,9 5,9 6,0

1/8/07 1/9/07 1/10/07 1/11/07 1/12/07 1/1/08 1/2/08
5,9 5,2 5,3 5,8 6,4 6,2 6,5

Champ : France entière ACP

(*) à ne pas confondre avec d’autres formes d’aménagement sous écrou non comptabilisées ici : aménagements « permanents et partiels » comme la semi-liberté ou le placement à l’extérieur avec hébergement pénitentiaire ou « temporaires et totaux » comme les permissions de sortir. Sans oublier aussi les aménagements avec levée d’écrou « permanents et totaux » comme la libération conditionnelle.

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*** FAITS D’AUJOUD’HUI ***

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- 4. – Message de Bernard Bolze animateur de la campagne « Trop c’est trop », pour respect du numerus clausus en prison.

« La Fédération syndicale européenne des services publics invitait ses membres, jeudi 28 février, à manifester contre la surpopulation carcérale en Europe. Une première : des fonctionnaires d’une dizaine de pays européens se sont retrouvés devant le siège du Conseil des ministres européens à Bruxelles, pour s’immiscer dans un débat qui ne semblait mobiliser à la marge, jusqu’à présent, que le seul secteur associatif. Et quand la question n’était pas absente de la préoccupation syndicale, elle concernait avant tout les conditions de travail des fonctionnaires pénitentiaires qui en étaient affectées. Le lien établi avec la situation même des personnes détenues porte les promesses de vraies évolutions. La Fédération Interco CFDT avait associé le collectif « Trop c’est Trop animé par Bernard Bolze à la manifestation et permis d’y prendre place, et la parole, en accord avec la CGT pénitentiaire. Là aussi, une première ».

- Dépêche AFP 26.02.08 | 18h24. Dijon - Des "détenus dorment à même le sol" de la prison, selon l'UFAP/ L'Union fédérale autonome pénitentiaire (UFAP) a dénoncé mardi la surpopulation carcérale à la maison d'arrêt de Dijon, et a affirmé que "des détenus dorment à même le sol" dans leur cellule prévue initialement pour deux personnes.

Interrogée par l'AFP, la directrice adjointe de la maison d'arrêt, Aurélie Bédu-Seys, a reconnu la surpopulation "tout à fait réelle dont souffre la prison de Dijon, tout comme beaucoup d'autres établissements pénitentiaires" en France.

Selon Mme Bédu-Seys, "toutes les cellules de la maison d'arrêt, prévues initialement pour une personne, sont doublées et certaines triplées", "nous obligeant à mettre des matelas au sol, ce qui est en effet indigne" mais, a-t-elle précisé, ces dernières ne représentent "en moyenne que 6 à 7 cellules".

Le syndicat affirme que le directeur de l'administration pénitentiaire aurait promis "la mise en place d'un lit scellé au mur ou coulissant sous les lits actuels, lors de sa visite de l'établissement le 18 décembre" dernier.

"Plusieurs cellules de la prison accueillent trois détenus alors qu'elles sont prévues pour deux, et le troisième dort sur un matelas posé à même le sol", a déclaré à l'AFP Thierry Cordelette, secrétaire général de l'UFAP. Selon lui, "cette situation indigne pour la personne humaine est source de tensions supplémentaires et met quotidiennement en danger la sécurité des surveillants".

Ces derniers sont victimes "d'agressions, en moyenne une fois par mois", qui vont "de la simple bousculade" à "des coups violents", a ajouté M. Cordelette.

Pour l'UFAP, "ce mode d'entassement des détenus permet à l'administration pénitentiaire de faire l'économie d'une construction indispensable d'un établissement supplémentaire sur notre région", conclut le responsable syndical.

Construite en 1852, la maison d'arrêt de Dijon accueille quelque 280 détenus (dont 220 hommes pour 107 places) pour une capacité de 165 personnes, et a environ 110 surveillants. L'établissement avait été entièrement rénové après la mutinerie du dimanche de Pâques 1996, durant laquelle une partie des locaux avaient été incendiés. Au 1er décembre 2007, l'Administration pénitentiaire dénombrait 62.009 détenus, dont quelque 12.600 seraient en surnombre (1).

(1) Note ACP : chiffres au 1er février 2008 (France entière) : 65 200 personnes sont sous écrou. 17 497 sont prévenus détenus, 44 597 condamnés détenus, 2 673 condamnés placés sous surveillance électronique, 433 condamnés en placement à l’extérieur, sans hébergement pénitentiaire. Sur un nombre de détenus de 62 544, on compte environ 13 000 détenus en surnombre (source ACP)

A noter : chiffre consolidé du nombre de détenus en surnombre (NDS) au 1er février 2008 (France entière) : 12 813 (précédent record : 12 605 le 1er décembre 2007).

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*** LE KIOSQUE ***

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- 5. - Eric Péchillon, « Les finances publiques en 90 fiches », Les mémentos, Editions Ellipses, 217 pages.

- Arlette Farge, « Flagrants délits sur les Champs-Élysées (1777 – 1791). Les dossiers de police du gardien Federici ». Postface de Laurent Turcot, Mercure de France, février 2008, 20€.

- Benoit Majerus, « Occupations et logiques policières », Académie royale de Belgique, Bruxelles, 2007, 388 p. (Mémoire de la Classe des Lettres, collection in-8o, 3e série, tome XLIV. ISBN 978-2-8031-0241-9.

- Marc Renneville nous communique : L'équipe de criminocorpus vient d'achever le traitement de l'intégralité de la collection des "Archives de l'anthropologie criminelle" en reconnaissance de caractères haute qualité. Les 23.323 pages de la revue sont donc désormais accessibles à une recherche par mots-clefs, en séquence annuelle. Vous pourrez retrouver la nouvelle version de ces fichiers PDF aux adresses de la consultation par volume annuel :

http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article6.html ou


http://www.criminocorpus.cnrs.fr/ebibliotheque/ice/ice_book_list.php?lang=fr&type=img&bdd=crimrpus&table=criminocorpus_aac&typeofbookId=1&num=

- Jean-Marc Berlière a le plaisir de nous annoncer une publication et une thèse qui font reculer d'un bon siècle les origines de deux concepts qui nous sont chers : le problème de l'identification et ses techniques, les débuts de la professionnalisation des policiers.

- Vincent Denis, Une histoire de l'identité. France, 1715-1815, Paris, Champ Vallon, 2008

- Justine Berlière, Les Commissaires du quartier du Louvre (1751-1791).Contribution à une histoire de la praxis policière dans le Paris du second XVIIIe siècle, thèse de l'Ecole des Chartes qui sera soutenue le 10 mars prochain, Ecole des Chartes, Place de la Sorbonne, devant un jury composé de Philippe Contamine, Daniel Roche et Vincent Milliot (directeur).

- Actualité juridique. Pénal (Dalloz), n°2, 2008, février 2008. Dossier sur « Quelle dépénalisation pour le droit des affaires ? » avec des contributions de Jean-Marie Coulon, Yvonne Muller-Lagarde, Alain Lienhard, Dominique Blanc, Philippe Guillemin.

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- 6. - Jean-Marie Coulon, La dépénalisation de la vie des affaires, Ministère de la justice, 2008, 133 pages.

« Dans la perspective de « limiter le risque pénal des entreprises et d'envisager des modes de régulation plus adaptés à la vie économique », la commission présidée par Jean-Marie Coulon a été chargée de mener une réflexion sur l'ensemble des sanctions pénales qui s'appliquent aux entreprises en matière de droit des sociétés, de droit financier et de droit de la consommation. Elle devait également proposer la suppression des sanctions qui sont inutiles, ainsi que leur adaptation ou leur remplacement par des procédures civiles ou commerciales ou par des sanctions administratives, disciplinaires ou pécuniaires. Le rapport de la commission s'articule autour de trois axes : tendre vers une nouvelle configuration du champ pénal, en modifiant les modes de régulation applicables à l'activité, au contrôle et à la structure des entreprises ; construire un appareil cohérent et adapté de régulation, performant et moderne, mais qui respecte les équilibres posés par la Cour européenne des droits de l'homme et la Constitution française ; développer l'effectivité des réponses, en modernisant et clarifiant l'accès à la justice pénale et en renforçant l'attractivité de la justice civile. »

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- 7. - Bernard Gaillard (sous la direction de), « Psychologie criminologique », Editions inPress, 2008, 23€.

Qu’est-ce que la psychologie criminologique ? Une discipline nouvelle, en pleine expansion, à l’intersection entre la psychologie, la sociologie et le juridique. Son objectif : aider à comprendre et expliquer les situations violentes et criminelles.

Les auteurs de cet ouvrage retracent l’émergence de cette nouvelle discipline, à travers un rapide parcours historique. Méthodologies et pratiques sont expliquées. Quelles sont les dynamiques du passage à l’acte ? De quels outils cliniques disposent les experts ? Comment évaluer le traumatisme et accompagner les victimes ? Avec l’analyse des faits délinquantiels, les questions de responsabilité et de vulnérabilité sont interrogées dans différents champs comme les violences familiales, l’inceste, les violences scolaires ou urbaines, les crimes, les violences de l’adolescent. Des cas précis, des vignettes cliniques permettent d’aider les psychologues et criminologues cliniciens à analyser, évaluer des situations et des personnes pour préconiser des types d’intervention. Peu d’ouvrages synthétiques abordent le passage à l’acte violent ou criminel en utilisant les modèles de la psychologie dynamique. Ce livre constitue un véritable outil d’étude et de travail innovant.

Les auteurs : Alain Berbouche, Michel Born, Louis Brunet, Dianne Casoni, Louis Crocq, Christelle Froidecœur, Stéphane Froment, Bernard Gaillard, Fabienne Glowacz, Astrid Hirschelmann, Pascal Le Bas, Valérie Moulin, Garine Papazian Zohrabian, Nicole Poliquin et Loïck M. Villerbu.

* Contact : bernard.gaillard1@aliceadsl.fr

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- 8. - Conseil de l’Europe, « L'abolition des châtiments corporels : un impératif pour les droits de l'enfant en Europe », (2e édition), février 2008, 149, 19€.

L'abolition des châtiments corporels - Un impératif pour les droits de I'enfant en Europe fait la lumière sur la question controversée des châtiments corporels infligés aux enfants. L'ouvrage aborde la question sous quatre angles différents: I'obligation, faite par la législation et les principes relatifs aux droits de I'homme, d'interdire les châtiments corporels infligés aux enfants, qui est définie par des conventions et accords régionaux et internationaux; le statut des châtiments corporels dans les pays européens d'aujourd'hui; les résultats des recherches récentes sur les effets et la prévalence de ces châtiments, notamment la perception qu'en ont les enfants; et I'abolition des châtiments corporels, processus qui passe par révolution du droit, des politiques et de I'opinion publique. Bien trop de pays acceptent que les châtiments physiques servent à sanctionner les enfants, si bien qu'il peut être impopulaire pour les responsables politiques et les parents de contester cette forme de violence très répandue. Cependant, le fait de frapper les enfants, même légèrement, est une violation des droits fondamentaux de ceux-ci, à savoir le droit de ne pas faire I'objet d'une peine ou d'un traitement dégradants et le droit à une égale protection devant la loi. Ce livre est destiné aux professionnels de I'enfance et de la famille, aux décideurs politiques et au grand public qui souhaite en savoir davantage sur le sujet. Cet ouvrage confortera les idées des convaincus et leur donnera de solides arguments en faveur de I'abolition; il permettra aux autres de mieux comprendre la contradiction morale et juridique inhérente au fait de recourir à la violence pour sanctionner les enfants.

Conseil de l’Europe, « Abolition des châtiments corporels des enfants : Questions et réponses » janvier 2008), 57 pages, 12€.

Pourquoi interdire légalement le fait de frapper un enfant pour le discipliner ? De quel droit I'Etat s'ingère-t-il dans l'éducation des enfants? Comment peut-on amener la population à adopter une démarche parentale positive et non violente? Ces questions et bien d'autres sont abordées dans cette brochure destinée aux parents, aux responsables politiques, aux juristes, aux défenseurs et aux professionnels de I'enfance, en bref à tous ceux qu'intéresse le bien-être des enfants. Divisée en quatre grandes parties, la brochure définit ce que sont les châtiments corporels, présente des arguments - fondés sur le droit international - en faveur de leur abolition, étudie comment arriver à I'abolition et démonte les mythes et craintes populaires qui entourent cette question. Quand on punit physiquement un enfant, on commet un acte de violence et une violation de ses droits fondamentaux. Tous les pays d'Europe sont légalement tenus de rejoindre les 17 nations européennes qui ont déjà adopté I'interdiction totale des châtiments corporels.

Les Editions du Conseil de l'Europe, Palais de l'Europe, 67075 Strasbourg Cedex, France, publishing@coe.int , http://book.coe.int, Tél. : +33 (0)3 88 41 25 81. Fax : +33 (0)3 88 41 39 10.

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*** CELA SE PASSE EN FRANCE ***

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- 9. - Association française de criminologie (AFC), Lancement de session « 2008-2009 » de la Bourse « Philippe Zoummeroff ». La bourse, d’un montant de 12 000 euros, a été créée par l’AFC, en 2001. Elle est attribuée tous les deux ans, à une personne physique ou une personne morale autour d’un projet novateur se déroulant en France dans le domaine de la réinsertion des personnes en détention ou qui ont été détenues. Elle concerne les projets se déroulant en milieu carcéral, ou, après une période de détention, dans le cadre d’un aménagement de peine privative de liberté.

Le jury est présidé par Pierre Landreville, professeur honoraire de criminologie à l’Université de Montréal et constitué d’Evry Archer, Alain Blanc, Frédéric Blettery, Annie Kensey, Laurence Leturmy, Milko Paris, Michel Peretti et Florence Raynal.

- Date limite de réception des dossiers de candidature : 30 juin 2008.

* Contact : Secrétariat de la bourse / emily.trombik@misha.fr ; Tél. 06 83 90 00 77. Emily Trombik, 34, rue du Général Lejeune, 67 000 STRABOURG. Site internet de l’AFC : http://www.afc-assoc.org

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*** EN RÉGION ***

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- 10. - NIMES. 14, 15 et 16 mai 2008. « Le corps à vide ». 6ème carrefour de l’addictologie terrain.

- Lieu : Hôtel Holday Inn, Parc hôtelier – ville active.

* Contact : federation@alcoologie.org , Tél. 01 42 28 65 02, Fax 01 46 27 77 51.

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*** EMPLOIS, STAGES ET BOURSES ***

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- 11. - Centre international de criminologie appliquée (CICC), Montréal. Bourses postdoctorales 2009. Le CICC offre deux bourses de 30 000 dollars canadiens, par an.

Le projet proposé dans le cadre du stage postdoctoral doit s’inscrire dans les thématiques de recherche du CICC : délinquance sexuelle, drogue, système pénal, justice réparatrice, sécurité intérieure, délinquance juvénile et victimologie.

Date limite de dépôt des candidatures : 30 juin 2008.

* Contact : cicc@umontreal.ca www.cicc.umontreal.ca

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Avertissement. La rédaction d’ACP ne partage pas nécessairement le positionnement politique des personnes physiques ou morales citées dans ces rubriques « militantes ». Par la diffusion de ces informations, elle souhaite simplement favoriser le débat d’idées dans le champ pénal, au delà des travaux scientifiques que cette lettre hebdomadaire a vocation à faire connaître.

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*** EN ATTENDANT GODOT ***

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- 12. – Le feuilleton de la non-nomination du contrôleur général les lieux de privation de liberté se poursuit, 131 jours après que la loi ait été promulguée. Rachida Dati a déclaré récemment « le décret a été validé par le Conseil d'Etat et il est en cours de signature par tous les ministres concernés ». Ils devraient l’apporter en Conseil des ministres, et « faire tourner », cela irait plus vite !

Dans certains milieux, il se dit que cette fonction serait confondue avec non seulement celle du médiateur de la République, mais aussi avec celle de la présidence de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde). La personne nommée serait… Jack Lang, député socialiste du Pas de Calais, professeur agrégé de droit public, 69 ans. En juillet 2007, le Président de la République l’avait nommé membre du Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions présidée par M. Balladur. Critiqué au sein du PS pour avoir accepté de siéger dans cette mission, Jack Lang avait démissionné de ses fonctions de secrétaire national du PS, chargé du développement du parti et du bureau national. L’ancien ministre de la Culture avait milité au sein de cette commission pour la création d’un tel poste de « défenseur des droits fondamentaux ». Contacté par Libération, Jack Lang s’est dit offusqué que l’on puisse prêter à cette démarche un motif personnel : « Je ne suis candidat à rien ».

Pendant ce temps : « A Nice, un malade mental a été frappé par une aide soignante. Claude Finkelstein qui préside la Fédération nationale des associations d’usagers en psychiatrie (FNAPSY) ne décolère pas contre ce service du centre hospitalier Sainte-Marie à Nice. Elle a écrit un peu partout, y compris à la Haute autorité de santé et la seule réponse qu’elle a eue, c’est : « Ce service sera évalué en 2009, et personne n’a accès à ce malade qui a été frappé ». (Libération daté du 6 mars 2008).

Et pendant ce temps, Rachida Dati fait campagne pour réaliser son rêve le plus cher : devenir maire du 7ème arrondissement de Paris (à temps plein ?).

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    *** MILITANCES - ACTIONS NOVATRICES ***

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-13. – Communiqué de l’Association « Ban Public » sur le droit de vote des personnes incarcérées (mars 2008).

Les 9 et 16 mars prochains auront lieu les élections municipales. Lors des élections présidentielles, qui se sont déroulées en avril et mai 2007, le nombre de personnes incarcérées ayant voté était de 2 697, d'après l'administration pénitentiaire. Ce nombre peut paraître satisfaisant au regard des chiffres annoncés pour les précédentes élections (500 votants environ), mais il peut également paraître dérisoire au regard du nombre de personnes incarcérées susceptibles de disposer de leurs droits civiques.

L'association Ban Public, en partenariat avec la Ligue des droits de l'Homme (LDH) a adressé, en septembre 2007, un dossier sur le droit de vote et d'éligibilité pendant et après l'incarcération à nombre d'acteurs concernés : le ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, le ministère de la Justice, la direction de l'Administration pénitentiaire, le médiateur de la République, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE), la Commission nationale consultatives des droits de l'Homme (CNCDH), le Conseil économique et social (CES), l'Association des Maires de France (AMF), les directeurs interrégionaux de l'Administration pénitentiaires (DISP), les directeurs d'établissement pénitentiaire, les services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP), les maires de toutes les communes ayant un établissement pénitentiaire sur leur territoire, les principaux partis politiques.

Plusieurs questions étaient abordées :

- l'effectivité de l'exercice du droit de vote par les personnes incarcérées non déchues de leurs droits civiques,

- l'alignement des pratiques en matière de privation des droits civiques entre les personnes condamnées avant 1994 (date d'entrée en vigueur du nouveau code pénal) et les personnes condamnées après cette date,

- la révision du mode de calcul de la durée de la privation des droits ; actuellement, les personnes sont privées de leurs droits civiques durant le temps d'incarcération, mais cette durée n'est pas comptabilisée dans le calcul.

Ces dernières semaines, Ban Public et la LDH ont mis l'accent sur l'effectivité de l'exercice du droit de vote pour les personnes incarcérées potentiellement concernées. En effet, les freins sont nombreux, allant du regard que porte la société, aux pratiques elles-mêmes. Pourtant, l'exercice des droits civiques est une voie privilégiée d'apprentissage de la citoyenneté, étape vers une réintégration pleine et entière dans la communauté.

Ban Public approuve la mesure résultant du décret de 16 novembre 2007, introduisant dans l'article D143 du code de procédure pénale la possibilité de demander une permission de sortir à la seule fin d'exercer son droit de vote. Par ailleurs, Ban Public ne cesse de demander l'ouverture de bureaux de vote en prison. La lutte contre toutes les formes d'exclusion, quelles qu'en soient les causes, est un enjeu majeur de société. Les personnes incarcérées sont, à la fois de fait et de part leur origine sociale le plus souvent, laissées à la marge de nombreuses activités, comme les activités citoyennes ou culturelles. Installer des bureaux de vote en prison serait le signe d'une politique volontaire de développement de la démocratie auprès des personnes privées de leur liberté d'aller et venir... et seulement de cela ! Ce serait également une façon de donner du sens à l'ambition affichée à l'occasion de l'élaboration de la "grande" loi pénitentiaire.

Ban Public n'ignore pas les difficultés pratiques que pourrait poser l'ouverture massive de bureaux de vote en prison, mais de telles difficultés ne doivent pas conduire à renoncer à cette perspective. Cela pourrait, le cas échant, revêtir la forme d'une expérimentation, suivie d'une généralisation.

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    *** MILITANCES - MOBILISATIONS ***

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- 14. - La Coalition mondiale contre la peine de mort (Coalition mondiale) et le Réseau asiatique contre la peine de mort (Anti Death Penalty Asia Network - ADPAN) publient aujourd’hui une Lettre ouverte adressée au Congrès national du peuple chinois (NPC) qui doit se réunir du 5 au 16 mars 2008. La Lettre ouverte demande au législateur chinois de prendre des mesures concrètes en faveur de l’abolition de la peine de mort en Chine.

Des milliers d’exécutions ont lieu chaque année en Chine, où la peine de mort est classée secret d’État. Cela est particulièrement inquiétant au vu des nombreux rapports faisant état d’erreurs judiciaires suite à des procès expéditifs et inéquitables et de l’usage répandu de la torture pour obtenir des aveux.

Les autorités chinoises ont récemment introduit une importante réforme restaurant l’examen par la Cour Suprême du Peuple de toutes les condamnations à mort prononcées dans le pays, qui devrait permettre de réduire le nombre des exécutions et de s’assurer que la peine de mort est appliquée de manière uniforme à travers le pays.

La Coalition mondiale et le réseau ADPAN soulignent que l’impact de cette réforme ne pourra être mesuré que grâce à une réelle transparence sur l’application de la peine de mort, la transparence étant par ailleurs seule garante de l’équité de la justice. Ils prient instamment le NPC de lever le secret d’État sur toutes les informations relatives à la peine de mort en Chine.

L’abolition de la peine de mort est désormais une tendance universelle et irréversible, comme en atteste la récente adoption par l’Assemblée générale des Nations unies d’une résolution appelant à un moratoire universel sur la peine de mort. « Pékin ne pourra dignement porter les valeurs de l’olympisme que lorsque la Chine cessera de détenir le record mondial des exécutions ». A l’approche des Jeux olympiques, et alors que les yeux du monde entier se tournent vers la Chine, la Coalition mondiale et le réseau ADPAN invitent les autorités à montrer la voie en matière d’abolition de la peine de mort, en harmonie avec la tendance universelle dans ce domaine, et à instaurer un moratoire sur les exécutions.

Coalition mondiale contre la peine de mort

La Coalition mondiale contre la peine de mort est composée de 66 ONGs, Barreaux d’avocats, collectivités locales et syndicats du monde entier. Elle vise à renforcer la dimension internationale du combat contre la peine de mort, et à contribuer à mettre un terme définitif aux condamnations à mort et aux exécutions.
A l’occasion des Jeux olympiques de Pékin, la Coalition mondiale rappelle que la peine de mort est incompatible avec les principes promus par la Charte olympiques en faveur « d’une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine ».


Dans une campagne internationale « Jeux olympiques de Pékin, certains records ne sont pas à battre », elle invite les citoyens du monde à signer une pétition appelant les autorités chinoises à lever le secret d’Etat sur la peine de mort et à introduire un moratoire sur les exécutions comme première étape vers l’abolition.

Retrouvez toutes les informations de la campagne : www.worldcoalition.org

Signez la pétition « Certains records ne sont pas à battre » :


http://www.worldcoalition.org/modules/xpetitions/index.php?id=2

Contact : cmarcel@abolition.fr Tel : 33 1 57 21 07 53

Réseau Asiatique contre la peine de mort (Anti-Death Penalty Asia Network, ADPAN)

ADPAN est un réseau indépendant et informel regroupant 34 membres composés d’individus et d’organisations issus essentiellement de la région Asie-Pacifique. Ses membres sont engagés à travailler en faveur de l’abolition de la peine de mort dans la région Asie-Pacifique. Le réseau n’est lié à aucun parti politique ou à aucune religion, et est indépendant de tout gouvernement. Ses membres incluent des juristes, des parlementaires et des militants issus de 18 pays.

http://asiapacific.amnesty.org/apro/APROweb.nsf/pages/adpan

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    *** MILITANCES - DÉBATS ***

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- 15. - Mise au point de Christian Demonchy à propos de son texte « Eloge de la peine de prison » diffusée dans ACP n°77 du 18 février 2008 et argumentaire de celui en cours « A propos du projet de loi pénitentiaire » (1)

Les réactions que le premier a suscitées m’obligent à faire une « sérieuse » mise au point.

Le projet de séminaire dans le cadre du club DES Maintenant en Europe sur l’ « Eloge de la prison en démocratie » m’a fait craindre une opposition trop brutale ou trop simple entre abolitionnistes et non-abolitionnistes. Il m’a paru utile de complexifier le débat. J’ai voulu dénoncer par ce texte une certaine pensée non-abolitionniste qui me semble très majoritaire et dont le succès tient au fait qu’il n’est pas nécessaire de savoir en quoi consiste la peine de prison pour bénéficier de ses « services », comme s’il suffisait de justifier la peine par la responsabilité du criminel pour ne pas se sentir responsable de ce qu’elle est et d’argumenter l’exclusion pour oublier l’inclusion.

Paradoxalement, cette pensée se conforte dans la volonté déclarée, religieuse ou humaniste, de n’infliger aucune peine en prison : l’abolition de la peine EN prison cautionne le fait de ne pas abolir la prison (alors qu’elle justifie peut-être pour d’autres le fait de l’abolir)…Pensée diffuse et confuse alimentée par des discours parfois contradictoires, répressifs ou humanistes, et souvent démagogiques, influencée par des convictions religieuses ou politiques mal placées, aiguillonnée par des sondages d’opinion et l’exploitation politique et médiatique d’événements dramatiques.

Plutôt que d’attaquer de façon polémique une « opinion » souvent partagée par des personnes intelligentes et respectables, j’ai cru plus pertinent ( ?) de présenter ses arguments de la façon la plus rationnelle possible, donc sans les caricaturer, afin de mieux appréhender les difficultés auxquelles nous devons nous confronter.

Je comprends que ce texte sans mode d’emploi ait pu choquer certains lecteurs et je leur présente mes excuses. Pierre Tournier qui l’a diffusé a aussi sa part de responsabilité…(2). Je vous promets que celui que je termine en ce moment, « A propos du projet de loi pénitentiaire », énonce mes propres idées. Dénué totalement, je l’espère, d’humour et de second degré, il devrait permettre un débat tout à fait franc et direct le 29 mars (1). En voici l’argumentaire.

Le projet de loi pénitentiaire est l’occasion de recentrer la question pénitentiaire sur la peine qui a lieu en prison, sur la consistance et non le sens de la peine qui est toujours un discours sur sa justification ou son utilité, en rapport avec le passé ou l’avenir. Il s’agit de définir l’action que nous exerçons sur le détenu et qui est de notre responsabilité : nous le privons de sa vie sociale antérieure et lui en imposons une autre en prison. La vie carcérale que nous lui imposons, avec ses privations et ses ressources, constitue la peine que nous lui infligeons. Une loi pénitentiaire n’a d’intérêt que dans la mesure où elle s’appuie sur un projet de vie carcérale (première partie).

Or, notre système pénitentiaire et le discours qui le défend se sont construits sur le déni de la peine que nous infligeons et notre irresponsabilité dans la vie sociale carcérale (deuxième partie). On peut dire que je suis abolitionniste de notre système actuel. Un autre ou d’autres sont-ils possibles ?

Sans connaître a priori la réponse, il me semble d’autant plus impératif d’aborder la question que la logique qui a conduit au système actuel me paraît politiquement condamnable. Quelle serait la nouvelle problématique si nous démontions cette logique ? Quelle instance de réflexion et de décision pourrait assumer cette « rupture » ?

(1) Samedi 29 mars 2008. 10h. « Éloge de la prison en démocratie ». 2ème séance de « l’atelier populaire » mis en place par « DES Maintenant en Europe », club de réflexion politique sur les questions pénales. L’atelier se réunit une fois par mois, à Paris. Il réunit des personnalités de sensibilités très diverses : chercheur(s) et universitaires(s), doctorant (s), magistrat(s), avocat(s), fonctionnaire(s) pénitentiaire(s), fonctionnaire(s) d’autres ministères, architecte (s), militant(s) associatif(s), citoyens intéressés…

La séance du 29 mars sera consacrée à la discussion du texte de Christian Demonchy, spécialiste de l’architecture des prisons, intitulé « A propos de la loi pénitentiaire ». La 1ère partie de ce texte a été publiée dans ACP n°68-69 du 17 décembre 2007, la 2ème partie dans ACP n°75 du 4 février 2008. La 3ème partie est en cours de rédaction et sera publiée bientôt dans ACP. Discutants : une avocate et un directeur d’établissement pénitentiaire.

(2) Avec l’accord de l’auteur.

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    *** DANS LA CITÉ ***

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- 16. – Le Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale (CODHOS) recense systématiquement les publications et manifestations de toutes sortes (engagées ou non, à Paris et dans les régions) qui marqueront le 40ème anniversaire de « mai 1968 ».

http://www.mai-68.fr/

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*** INTERNATIONAL ***

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- 17. - Lausanne. 11 et 12 septembre 2008. « Psychiatrie et Violence : quel est le risque acceptable ? », 2ème Congrès international francophone organisé par l'Institut Philippe Pinel de Montréal et le Département de psychiatrie du CHUV de Lausanne.


La date limite pour recevoir les propositions de communication a été prolongée au 4 avril 2008.

- Lieu : Hôpital de Cery, Lausanne.

* Contact : Jean-Luc Dubreucq, M.D., directeur de l'enseignement, Institut Philippe-Pinel de Montréal 10905, boul. Henri-Bourassa Est, Montréal (Québec) H1C 1H1 Téléphone : 514-648-8461 poste 558, Télécopieur : 514-881-3706 marois_danielle@ssss.gouv.qc.ca www.pinel.qc.ca

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*** FROM INSTITUT OF CRIMONOLY, TUBINGEN ***

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- 18. - From Hans-Juergen Kerner, Listserv Mananger, Criminology Criminal Justice News Professor and Director, Institute of Criminology, University of Tuebingen, Sand 7, 72076 Tuebingen, Germany, Phone: +49-7071-297 29 31 // Fax: +49-7071-29 51 04 ; hans-juergen.kerner@uni-tuebingen.de Secretariat: ifk@uni-tuebingen.de ;

http://www.ifk.jura.uni-tuebingen.de/

- London, on March 17th, “Crime, Culture and Conflict Conference-“ One day conference at London South Bank University.Running from 9.00 am - 4.30 pm, the cost is £125 per person. More information can be obtained at www.lsbu.ac.uk/enterprise

Drawing on a range of presentations from leading academic researchers from Europe and America, the conference offers a range of specialist presentations on a number of key themes that touch upon significant social and political concerns in different countries.

Speakers : Lucia Zedner, University of Oxford, “The Political Economy of Security in Late Modernity”

Eugene McLaughlin & Chris Greer, City University, “Reporting Murder Lynn Hancock, (University of Liverpool) - Urban Regeneration, Class & Crime”

Patrick Hebberecht, University of Gent, “Cultural and Critical Criminology”

Michael Flynn, John Jay College, New York, “Torture and Terrorism”

Jock Young, University of Kent, & John Jay, College, New York, ”Engaging in Cultural Politics”

John Pitts, University of Bedford, “Rethinking Youth Crime”

Jeff Ferrell, University of Texas, “Criminology as Art and Subversion”

Marian Fitzgerald, University of Kent”, “Race and Crime”

Dave Brotherton, John Jay College New York, “Gangs.A Comparative Analysis”

* Contact : Alison Jones, Manager, Enterprise Support Unit, LSBU, info.esu@lsbu.ac.uk, Tél. 020 7815 6944 / 34

- Barcelona, 20th to 25th July 2008. XV World Congress of Criminology.


You can now make your Registration online for the XV World Congress of the International Society for Criminology. Remember on 31st March will be the last day for the Advanced Registration Fee. On the 1st April, the rate will change. Please, do not delay and take advantage of the Advanced Registration Dates.

On the congress website - www.worldcongresscriminology.com you will find the Online Registration Form, where you will be able to make the payment by credit card or bank transfer using a secure system. On the same website you will also find the social program, the Scientific Committee welcome message, and other useful information.

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*** FROM CENTRE FOR PRISON STUDIES, LONDON ***

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- 19. – Information from Helen Fair, Research Associate, International Centre for Prison Studies, School of Law King's College London.

Rape charge accused found hanged

http://news.bbc.co.uk/1/hi/england/lincolnshire/7263478.stm

Solo showers in jails boost CO2

http://news.bbc.co.uk/1/hi/uk_politics/7264052.stm

Amnesty Report Condemns Prison Abuses (Nigeria)

http://allafrica.com/stories/200802260129.html

Group of IRNA researchers visit Evin Prison (Iran)

http://www2.irna.com/en/news/view/line-16/0802266329004103.htm

'Prison no place for children' (Malta)

http://www.timesofmalta.com/articles/view/20080226/local/prison-no-place-for-children

It's adults, not young people, who are a public menace

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2008/feb/26/children

Turning poverty into a priority

http://www.timesonline.co.uk/tol/life_and_style/career_and_jobs/public_sector/article3430926.ece

'I want new life after jail, but no one cares'

http://www.thisisgloucestershire.co.uk/displayNode.jsp?nodeId=231771&command=displayContent&sourceNode=231754&home=yes&more_nodeId1=231776&contentPK=19983310#views

Space probe

http://www.guardian.co.uk/society/2008/feb/27/prisonsandprobation

Give us resources to cut prison numbers

http://www.guardian.co.uk/society/2008/feb/27/prisonsandprobation2

Healing effect

http://www.guardian.co.uk/society/2008/feb/27/prisonsandprobation1

Terror suspects get 'too good a deal' at jail

http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2008/02/27/nterror327.xml

High-risk offenders housed in hostels

http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2008/02/27/npolice227.xml

Calling ex-convicts - sing if you've done bird

http://entertainment.timesonline.co.uk/tol/arts_and_entertainment/stage/theatre/article3417916.ece

UN Starts Initiative to Improve Monitoring of Prison Conditions (Sierra Leone)

http://allafrica.com/stories/200802261073.html

Saudi prison riot

http://www.int.iol.co.za/index.php?set_id=1&click_id=123&art_id=nw20080226132830747C149892

Iran judiciary intervenes over woman's prison death

http://afp.google.com/article/ALeqM5gcI3Uz3vMveNJWgC67Cq_0iNPpqw

New prison special treatment units (New Zealand)

http://www.scoop.co.nz/stories/PA0802/S00446.htm

Civic pride from inside

http://www.leighreporter.co.uk/leigh-news/Civic-pride-from-inside.3819349.jp

U.S. Among Harshest for Sentencing Children

http://www.blackagendareport.com/index.php?option=com_content&task=view&id=541&Itemid=1

Straw sacrifices prostitution law to ban strikes by prison staff

http://www.guardian.co.uk/politics/2008/feb/28/prisonsandprobation

Murder charge man dies in prison (Scotland)

http://news.bbc.co.uk/1/hi/scotland/edinburgh_and_east/7267403.stm

Jail's General Direction transferring 64 detainees (Algeria)

http://www.elkhabar.com/quotidienFrEn/?ida=99291&idc=128

Addicted to incarceration (US)

http://media.www.dailycollegian.com/media/storage/paper874/news/2008/02/28/EditorialOpinion/Addicted.To.Incarceration-3239868.shtml

PCS: Unions in joint call over prison overcrowding

http://www.politics.co.uk/press-releases/pcs-unions-in-joint-call-over-prison-overcrowding-$1208270.htm

Prison service gets baggage scanner, minibus (Guyana)

http://www.stabroeknews.com/index.pl/article_general_news?id=56539988

Ponomaryov Accused of Slandering Prison Chief (Russia)

http://www.themoscowtimes.com/stories/2008/02/26/013.html

Hungry Prisoners Threaten Revolt (Democratic Republic of Congo)

http://allafrica.com/stories/200802270635.html

Remanding concern part 1: The youth justice system in the UK

http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=44947&sectionid=3510304

County prison twins with Hungary

http://news.bbc.co.uk/1/hi/england/cumbria/7268768.stm

Delay on new prison announcement

http://news.bbc.co.uk/1/hi/wales/north_west/7268576.stm

Serco finds security

http://www.timesonline.co.uk/tol/news/uk/article3449053.ece

More than 1 in 100 U.S. adults are in prison

http://www.iht.com/articles/2008/02/29/america/29prison.php

Tailoring a new life in prison (Malaysia)

http://thestar.com.my/news/story.asp?file=/2008/2/29/nation/20484532&sec=nation

Investigating Human Rights Conditions in Prison (Cameroon)

http://allafrica.com/stories/200802280683.html

Protest against Europe's overcrowded prisons

http://www.radionetherlands.nl/currentaffairs/080228-prison-overcrowding-mc

New jail will not be a 'super-prison', authorities insist (Ireland)

http://www.independent.ie/national-news/new-jail-will-not-be-a-superprison-authorities-insist-1302155.html

Sex offenders' schemes cut in cash crisis

http://www.guardian.co.uk/uk/2008/mar/02/ukcrime.prisonsandprobation

Straw plans to target criminal ghettoes

http://www.guardian.co.uk/politics/2008/mar/02/police

Prisoners should make reparations to victims, says Cameron

http://www.guardian.co.uk/politics/2008/mar/03/justice.conservatives

Officials warn of terrorist links to prison gangs

http://www.guardian.co.uk/society/2008/mar/03/prisons.terrorism.uk

Boys n the hoodie

http://www.guardian.co.uk/society/2008/mar/03/hoodie.comment

Nearly 18,600 inmates freed early

http://news.bbc.co.uk/1/hi/uk/7270779.stm

Prisoner seriously assaulted every 45 minutes in Britain

http://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/prisoner-seriously-assaulted-every-45-minutes-in-britain-790475.html

Magistrates fail to heed 'don't jail criminals' plea

http://icwales.icnetwork.co.uk/news/wales-news/2008/02/29/magistrates-fail-to-heed-don-t-jail-criminals-plea-91466-20543175/

Inside Canberra's humane prison (Australia)

http://canberra.yourguide.com.au/articles/1193996.html?src=topstories

Time to try a new approach for prison inmates (Australia)

http://canberra.yourguide.com.au/news/opinion/opinion/time-to-try-a-new-approach-for-prison-inmates/1193993.html

Prison boss warns: We are nearing meltdown (Scotland)

http://news.scotsman.com/latestnews/Prison-boss-warns-we-are.3834916.jp

Row over accommodation in Ctg Jail: Prison unrest subsides (Bangladesh)

http://nation.ittefaq.com/issues/2008/03/03/news0029.htm

Prison Service to Build Top Security Jail (Angola)

http://allafrica.com/stories/200803030258.html

Sentencing law will only increase prison population (Canada)

http://www.canada.com/vancouversun/news/sports/story.html?id=9fcc792d-3e83-4142-a1f9-d8ffbbdb6269

Female convict released on the Day of Mothers

http://www.geotimes.ge/index.php?m=home&newsid=9606

Father hanged himself in prison cell

http://www.wimbledonguardian.co.uk/news/topstories/display.var.2084571.0.father_hanged_himself_in_prison_cell.php

Conservative prison plans in full

http://www.guardian.co.uk/politics/2008/mar/03/conservatives.justice1

Tories plan bonuses for prison governors who cut reoffending

http://www.guardian.co.uk/society/2008/mar/04/prisonsandprobation.conservatives

New prison 'second most expensive' ever built (Australia)

http://www.abc.net.au/news/stories/2008/03/04/2178985.htm

Pregnant 15-year-old sent to prison, group complains (Malta)

http://www.timesofmalta.com/articles/view/20080304/local/pregnant-15-year-old-sent-to-prison-group-complains

Still No Condoms for Prisoners (Botswana)

http://allafrica.com/stories/200803032073.html

Prison education suffering (Malawi)

http://www.dailytimes.bppmw.com/article.asp?ArticleID=8516

Wasted energy (Barbados)

http://www.nationnews.com/story/300854218270760.php

SIERRA LEONE: Most prisoners have not been tried - survey

http://www.irinnews.org/Report.aspx?ReportId=77091

Let's give life to reformation dream (Ghana)

http://www.thestatesmanonline.com/pages/editorial_detail.php?newsid=388&section=0

MacAskill faces debate over more tagging for early release (Scotland)

http://www.theherald.co.uk/politics/news/display.var.2090231.0.MacAskill_faces_debate_over_more_tagging_for_early_release.php

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* Arpenter le Champ Pénal. Directeur de la publication : Pierre V. Tournier, directeur de recherches au CNRS, Centre d’histoire sociale du XXe siècle (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne). pierre-victor.tournier@wanadoo.fr

Diffusion directe : environ 3 000 destinataires répertoriés, en France et à l’étranger

Les « ACP » sont mis en ligne sur

http://arpenter-champ-penal.blogspot.com .


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lundi 3 mars 2008

ACP 79 (spécial rétention de sûreté)

Numéro spécial « Rétention de sûreté »

« La rétention ? Une mauvaise loi […] Il y a de fortes chances que la Cour européenne des droits de l’homme nous condamne », Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel.

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ACP N°79 - ARPENTER le champ pénal. Paris, le 3 mars 2008

L’Hebdo sur les questions pénales et criminologiques

6ème année

Directeur de la publication : Pierre V. Tournier

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Paris 7ème arrondissement à la Maison de l’Amérique Latine. Mercredi 5 mars 2008. 20h30. Réunion publique animée par Henri Chouckroun, avocat, sur « La politique judiciaire en question », Interventions d’Olivier Boitard, psychiatre, Julie Bonnier-Hamon, avocate, Hélène Franco, magistrate, le Pasteur Bernard Stehr et Pierre V. Tournier, directeur de recherches au CNRS (voir infra).

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Les comptes du lundi. Rétention de sûreté. Pour qui ? (suite)

Le quotidien Le Monde a interrogé Mme Rachida Dati, Garde des Sceaux (quotidien daté du 28 février 2008).

- Question : « Combien de personnes sont concernées par cette nouvelle mesure ? »

- Réponse : « On (sic) estime entre 30 et 50 les détenus par an dont il faudra évaluer la dangerosité avant leur sortie de prison. Une vingtaine d’entre eux est potentiellement (resic) concernée par cette mesure ».

- Aucune relance des journalistes (ils étaient deux, Arnaud Leparmentier et Philippe Ridet) sur l’origine précise de ces chiffres. Il est, en effet, important de savoir de combien de personnes on doit « à tout prix », semble-t-il, se protéger. Réfléchissons un instant.

Condition 1. - La première condition pour se voir appliquer la rétention de sûreté est d’être condamné pour l’un des crimes suivants : crimes commis sur une victime mineure, d’assassinat ou de meurtre, de tortures ou actes de barbarie, de viol, d’enlèvement ou de séquestration ou crimes, commis sur une victime majeure, d’assassinat ou de meurtre aggravés, de torture ou actes de barbarie aggravés, de viol aggravé, d’enlèvement ou de séquestration aggravé [Appelons N le nombre de peines prononcées pour l’un de ces crimes, en une année].

Condition 2. La peine prononcée doit être de 15 ans ou plus. [Soit p1 la proportion de condamnations à 15 ans ou plus parmi les peines proncées pour les crimes concernés ; pour simplifier, on va considérer qu’elles sont toutes égales à 15 ans et que leur exécution se teminera dans 15 ans].

Condition 3. La cour d’assises doit expressément prévoir, dans sa décision de condamnation, que la personne pourra faire l’objet, à la fin de sa peine, d’un réexamen de sa situation en vue d’une éventuelle rétention de sûreté. Elle n’est pas obligée de faire ce choix [soit p2 la proportion des cas où les cours d’assises vont faire le choix de ce réexamen avant la fin de peine].

Condition 4. Il est aussi nécessaire qu’après examen, au moins un an avant la date prévue pour la libération, la demande de placement soit faite par la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté chargée d’évaluer la dangerosité [soit p3 la proportion des demandes de placements parmi les cas examinés par la commission].

Condition 5. Il faudra aussi que « les personnes concernées aient pu bénéficier, pendant l’exécution de leur peine, des soins adaptés au trouble de la personnalité dont elles souffrent » (décision du Conseil constitutionnel). Cette condition sera vérifiée par la juridiction régionale de la rétention de sûreté territoriale. [soit p4 la proportion des condamnés ayant bénéficié des soins adoptés parmi ceux qui ont fait l’objet d’une demande de placement].

Condition 6. Enfin, la décision de rétention sera prise par la juridiction régionale de la rétention de sûreté territoriale, décision exécutoire immédiatement à l’issue de la peine du condamné [soit p5 la proportion des placés parmi les éligibles].

Selon les hypothèses faites supra, le nombre de placés, chaque année, serait de !

P = N x p1 x p2 x p3 x p4 x p5.

Equation à 6 inconnues que Mme Dati a su résoudre sans difficulté (si, on intègre le fait que toutes les peines d’au moins 15 ans ne sont pas de 15 ans, le calcul est encore nettement plus compliqué). Pour notre part, nous n’avons même pas pu connaître la valeur de N et de p1 ! Pour la Garde des Sceaux le nombre N x p1 x p2 est connu et il serait compris entre 30 et 50. Pourquoi, d’ailleurs, une telle fourchette ? On n’en sait rien.

Et p3 x p4 x p5 = 50 % (le milieu de la fourchette donne 40 et 20/40 = 50 %). Pourquoi pas prendre 50 % ? Quand on ne sait rien d’une probabilité, - ce qui évidemment est le cas pour celle-ci de Mme Dati comme de toute autre personne – on prend 50 %. Hypothèse dite d’équirépartition.

Reste la fourchette de [30 – 50] qui représenterait, selon Mme Dati, le nombre de personnes pour lesquelles les cours d’assises décideraient de prévoir l’éventualité d’une mesure de sûreté ! En fait l’intervalle cité n’a pas grand chose à voir avec cela.

Rappel (pour les journalistes du Monde), Cf. ACP, n°72, 14/1/08.

Lors de son audition par la commission des lois de l’Assemblée nationale, du mardi 11 décembre 2007, séance de 17h45, Mme Dati déclarait la chose suivante : « Les individus extrêmement dangereux représentent, au sein de la population carcérale actuelle, une centaine de personnes, dont une quinzaine représente un risque de récidive sur mineur de moins de quinze ans ».

Lors du débat à l’Assemblée nationale, Mme Dati a été plus prudente, refusant de répondre aux députés qui lui demandaient des chiffres. D’après Le Monde daté du 11 janvier, la Chancellerie parlait de 30 à 50 personnes susceptibles de faire l’objet de la rétention de sûreté. Nous l’avons vu, Mme Dati confirme cette fourchette le 26 février.

Après enquête, nous avons constaté que l’intervalle [30 – 50] peut représenter une estimation du nombre annuel de condamnations pour crime en récidive légale prononcées pour atteintes aux personnes. Pour les cinq dernières années, les chiffres précis sont les suivants : 2002 = 39, 2003 = 35, 2004 = 43, 2005 = 45 et 2006 = 47. D’où l’intervalle [30 – 50] qui tient compte des fluctuations annuelles (source : statistique issue du casier judiciaire produite par la sous – direction de la statistique du Ministère de la Justice). Soulignons seulement que ces [30 – 50] concernent tous les crimes contre les personnes (en récidive légale) et pas uniquement les crimes retenus dans la loi sur la rétention de sûreté, et pour toute longueur de peine (qu’il s’agisse de la peine prononcée pour l’infraction initiale comme pour la nouvelle infraction) et pas uniquement les peines de 15 ans et plus.

Il aurait été intéressant de savoir si parmi ces [30-50] condamnés en récidive légale, il y en avait, ne serait-ce qu’un seul, ayant été initialement condamné à une peine de 15 ans ou plus pour l’un des crimes retenus dans la loi.

Flash Back : Si la loi du 25 février 2008 avait existé, ce condamné aurait-il été sélectionné par la cour d’assises ? Aurait-il fait l’objet d’une demande de placement ? La condition concernant les soins adaptés aurait-elle été remplie ? La juridiction régionale de la rétention de sûreté territoriale aurait-elle pris une décision de placement ? Si on répond oui, à toutes ces questions, il aurait été placé en rétention de sûreté. Après appel et pourvoi (rejeté), il aurait sans doute porté l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme et, si l’on en croit l’éminent juriste Pierre Mazeaud, la France aurait sans doute été condamnée et le condamné libéré.

Nous vivons dans un Etat moderne.

PVT

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*** SONDAGE ***

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- 2. - Autant le savoir. Sondage IFOP pour Le Figaro, Echantillon de 977 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, méthode des quotas, date de terrain : 25 février 2008.

Question : « Le Parlement a récemment adopté la loi sur la rétention de sûreté. Cette rétention de sûreté vise à maintenir, à l’issue de leur peine, dans des « centres socio-médicaux-judiciaires » des personnes condamnées à une peine de réclusion criminelle supérieure ou égale à 15 ans et qui représentent à l’issue de leur peine une probabilité élevée de récidive. Approuvez-vous ou désapprouvez-vous cette mesure visant à instaurer le principe de rétention de sûreté ? »

80 % approuvent la rétention de sûreté : 95 % parmi l’électorat de Nicolas Sarkozy, 90 % dans celui de Jean-Marie Le Pen, 75 % dans celui de François Bayrou, 60 % dans celui de Ségolène Royal.

64 % pensent « qu’il faut appliquer dès maintenant la rétention de sûreté à ces personnes pour éviter qu’elles récidivent » : 85 % parmi l’électorat de Nicolas Sarkozy, 83 % dans celui de Jean-Marie Le Pen, 51 % dans celui de François Bayrou, 40 % dans celui de Ségolène Royal.

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*** MESURES ET SANCTIONS PENALES ***

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- 3. - Le surpeuplement des prisons au 1er février 2008 (France entière).

Nouveau record historique.

Rappel : « La surpopulation carcérale a été contenue » (sic), déclaration de Mme Rachi Dati, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice au quotidien Ouest France, le 19 janvier 2008

Nombre de personnes sous écrou : 65 200.

    Nombre de personnes écrouées détenues.……………………………...... 62 094 E
    Nombre total de places opérationnelles en détention…………………….. 50 713 M
    Surpeuplement apparent……………. …………………………………… 11 381 n = e – m
    Nombre de places opérationnelles en détention, mais inoccupées à la date de la statistique (au 1er janvier 2008) 1 565 P
    Nb de personnes écrouées et en détention, en surnombre (estimation) 12 946 q = n + p

Source : DAP, statistique mensuelle de la population sous écrou ACP

I7 = e / m = 122 pour 100 places. Il s’agit de la densité carcérale globale, indice dont l’intérêt est limité.

I8 = p / m = 3,1 %. Cet indice représente la part du parc pénitentiaire opérationnel non utilisé, à une date donnée (estimation).

I9= q / e = 20,8 %. Cet indice permet d’avoir une valeur relative des détenus en surnombre. Mais cet indice ne représente, en aucun cas, la proportion de détenus « touchés par la surpopulation ». Cette proportion est, au minimum, égale à 2 fois cette valeur : au mieux, une personne détenue en surnombre c’est une personne que l’on installe avec un co-détenu dans une cellule prévue pour une personne. Ce qui fait que ce sont deux personnes qui subissent cette situation de surpeuplement, etc.

I10 = 2 x I9 = 41,7 %

Evolution « 2007 – 2008 » (France entière)

1er janvier 1er février 1er mars 1er avril 1er mai 1er juin
2007 9 780 10 413 11 047 11 589 11 734 11 816


1er juillet 1er août 1er sept. 1er octobre 1er nov. 1er déc.
2007 12 595 12 003 11 591 11 913 12 313 12 605


1er janvier 1er février 1er mars 1er avril 1er mai 1er juin
2008 11 948 12 946 *

(* ) Estimation ACP

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*** PARIS RIVE DROITE, RIVE GAUCHE ***

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- 4. RAPPEL. PARIS. Vendredi 7 mars et samedi 8 mars 2008. 9h. « Figures de femmes criminelles ». Colloque international organisé par l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne en partenariat avec l’Université Paris 7 Diderot et l’Institut National de l’Audiovisuel. Cette rencontre est résolument transdisciplinaire. Les historiens, toutes périodes confondues, échangent leurs points de vue avec les juristes, les criminologues, les historiens de l’art et les plasticiens pour comprendre comment la criminalité féminine a été culturellement forgée depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.

Aucune inscription préalable requise. Ce colloque est à entrée libre et gratuite

1. Vendredi – « Figures de femmes criminelles : du contemporain à l’intemporel » (présidence : Dominique Kalifa et Michelle Perrot)

2. Samedi (matinée) – « Normes et société » (présidence : Robert Badinter).

3. Samedi (après-midi) – « Jugements et regards » (présidence : Pierre Truche).

- Lieu : vendredi et samedi matin : Centre Sorbonne, Salle Louis Liard, 17, rue de la Sorbonne, 5ème et samedi après-midi : Auditorium (INHA), Galerie Colbert, 2, rue Vivienne, Paris 2ème.

* Contact : Martine Endreoli : andreoli@univ-paris1.fr

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Avertissement. La rédaction d’ACP ne partage pas nécessairement le positionnement politique des personnes physiques ou morales citées dans ces rubriques « militantes ». Par la diffusion de ces informations, elle souhaite simplement favoriser le débat d’idées dans le champ pénal, au delà des travaux scientifiques que cette lettre hebdomadaire a vocation à faire connaître.

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    *** MILITANCES - MOBILISATIONS ***

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- 5. - PARIS. Mardi 4 mars 2008. 19h. Réunion du groupe multiprofessionnel des prisons (GMP).

« Utiliser la psychiatrie pour enfermer à vie ? » Exposé de la question et débat avec Daniel Zagury, psychiatre des hôpitaux, expert auprès des tribunaux et Hélène Franco, Secrétaire générale du syndicat de la magistrature.

- Lieu : Maison des sciences de l'homme 52-54, boulevard Raspail 75006 Paris.

Prochaines réunions : 2 avril, 6 mai, 3 juin, 2 juillet.

* Contact : lazarus@smbh.univ-paris13.fr

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- 6. - Paris 7ème arrondissement. Mercredi 5 mars 2008. 20h30. « La politique judiciaire en question ». Réunion publique organisée à l’initiative d’Henri Choukroun, avocat, avec le soutien du Parti socialiste, du Parti communiste français et des Verts.

Avec la participation du Docteur Olivier Boitard, psychiatre des hôpitaux, vice-président de l’Union syndicale de la psychiatrie, Julie Bonnier-Hamon, avocate, présidente du Syndicat des avocats de France de l’Essonne (SAF), Hélène Franco, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature (SM), le Pasteur Bernard Stehr aumônier régional des prisons, Pierre V. Tournier, directeur de recherches au CNRS, Club DES Maintenant en Europe.

En présence de nombreux magistrats, avocats, éducateurs, conseillers d’insertion et de probation et autres fonctionnaires « Justice », responsables syndicaux et associatifs, experts du monde judiciaire, et ministres des cultes.

- Lieu : Maison de l’Amérique Latine, 217, boulevard Saint-Germain.

* Contact : pierre-victor.tournier@wanadoo.fr

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- 7. - NANTES. Mardi 18 mars 2008. 18h30. « Pourquoi la fin de peine n'est plus une raison à la sortie de prison ? ». Débat organisé par le GENEPI, avec Jean Danet, maître de conférences en droit pénal à la Faculté de droit de Nantes et Eric Zuliani, psychologue clinicien à la Faculté de psychogie de Nantes.

- Lieu : Faculté de droit de Nantes, chemin de la censive du Tertre, amphi F.

- Contact : Romain Ecorchard, romain.ecorchard@gmail.com

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- 8. - MONTREUIL (Seine-Saint-Denis). Mercredi 19 mars 2008. 13h30 – 17h30 « Les alternatives à la détention ». Rencontre d'information organisée par la Cité Myriam, ARAPEJ 93 (Association Réflexion Action Prison Justice), Signal 93 (Accueil des familles en attente de parloir à la Maison d'Arrêt de Villepinte), le MRS 93 (mouvement pour la réinsertion sociale), l’ACAT-France (Association des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture), le GENEPI (Groupement Etudiant National d'Enseignement aux Personnes Incarcérées), la Ligue des Droits de l'Homme et le Secours Catholique.

- Lieu : Cité Myriam, 2 rue de l’Aqueduc à Montreuil.

* Contact : vincent-vaxelaire@secours-catholique.org

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    *** MILITANCES - PUBLICATION ***

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- 9. – Assemblée nationale, « Groupe socialiste », « La peine, le sens de la peine et la lutte contre la récidive », Actes du colloque du 28 novembre 2007, 2 volumes, 105 pages, février 2008. Avec des contributions de Robert Badinter, Stéphane Barraut, Jean Bérard, Serge Blisko, Jean-Louis Daumas, Christiane de Beaurepaire, Daniel Dériot, Aurélie Filippetti, Jacques Floch, Elisabeth Guigou, Antoine Lazarus, Marylise Lebranchu, Ange Legeard, Pierre Meheust, Jean-Yves Montfort, Michel Peretti, Emmanuelle Perreux, Joaquim Pueyo, Pierre V. Tournier et Bruno Thouzelier

* Contact : Martine Tartare, mtartare@gsan.org

- La revue « Dedans-Dehors » consacre sa dernière livraison à la loi du 25 février sur la rétention de sûreté et l’irresponsabilité pénale sous le titre « Une rupture de civilisation », n°64, février 2008, www.oip.org ; contact@oip.org

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    *** MILITANCES - DÉBAT ***

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- 10. - Parti socialiste. Communiqué du Bureau national sur la loi Dati créant la rétention de sûreté (mardi 26 février 2008).

« Contrairement à ce que prétend Nicolas Sarkozy concernant les conséquences de la décision du Conseil constitutionnel sur le projet de loi DATI créant la rétention de sûreté, la législation actuelle contient déjà plusieurs dispositions permettant de lutter contre la récidive de criminels considérés dangereux :

la loi Guigou de 1998 sur le suivi socio-judiciaire qui prévoit d’astreindre une personne ayant purgé sa peine à des soins et des contrôles très stricts.

la loi Clément de 2005 sur la surveillance judiciaire qui permet d’astreindre une personne bénéficiant d’un aménagement de peine à des contrôles et à des soins ainsi qu’au port d’un bracelet électronique.

l'hospitalisation d'office peut être décidée par les autorités administratives (maire ou préfet) sur la base d’un avis médical qui permet d’interner, en hôpital psychiatrique, une personne jugée dangereuse pour elle-même ou pour les autres.

Le Conseil constitutionnel a décidé qu’en vertu du principe de non rétroactivité des lois, la rétention de sûreté ne s’appliquera pas aux personnes condamnées pour des faits antérieurs à la loi, exception faite des personnes placées sous surveillance judiciaire qui se soustrairont à leurs obligations (port du bracelet électronique ou injonction de soins).

En sollicitant l’avis du premier président de la Cour de Cassation pour essayer de contourner cette partie de la décision du Conseil constitutionnel, le président de la République, pourtant gardien de la Constitution, en a méconnu l’article 62. Cette gesticulation médiatique destinée à l’opinion publique est donc aussi un acte grave qui revient à mettre en cause l’autorité suprême des décisions du Conseil constitutionnel.

En imposant à la juridiction compétente en matière de rétention de sûreté de « vérifier que la personne condamnée a effectivement été en mesure de bénéficier, pendant l’exécution de sa peine, de la prise en charge et des soins adaptés au trouble de la personnalité dont elle souffre », le Conseil constitutionnel émet une critique en creux du manque cruel de moyens dont souffre aujourd’hui l’administration pénitentiaire.

En refusant d’allouer aux structures médicales et psychiatriques, déjà dramatiquement insuffisantes en prison, les moyens budgétaires nécessaires à leur fonctionnement, le gouvernement actuel aggrave fortement les risques de récidive.

Par ailleurs, il est anormal, alors que les textes en vigueur le permettent, de laisser une personne reconnue dangereuse sortir de prison sans qu’aucune mesure ne soit prise, bracelet électronique (légal depuis le texte de 2005) ou placement d’office. Le drame d’août dernier a mis en évidence une carence grave de l’application des textes, notamment par la non publication des décrets d’application de la loi de 2005 par le gouvernement (1).

Le Parti socialiste estime que toutes les mesures légales existent déjà pour lutter sérieusement et efficacement contre la récidive. Il demande au gouvernement d’assumer ses responsabilités et de dégager tous les moyens nécessaires pour que l’ensemble de ces mesures soient mises en œuvre au lieu de botter en touche par une nouvelle loi ».

(1) précision d’ACP : Décret publié le 1er août 2007 suivi de 4 arrêtés du 23 août 2007, publiés le 12 septembre 2007. Une circulaire vient d'être diffusée le 28 janvier 2008

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- 11. - Communiqué des Verts. « Rétention de sûreté. Jours sombres du droit pénal ».

En dépit de l’article 62 de la Constitution, le président Sarkozy, théoriquement garant des institutions, s’installe en déviant constitutionnel en tentant de s’exonérer des décisions du conseil constitutionnel qui s’imposent aux pouvoirs publics. Un cas unique sous la Ve République.

Les Français avaient entendu son appel pour une politique de civilisation : Avec la rétention de sûreté, monstre juridique installant une perpétuité indépendante de l’infraction commise, nous assistons avec stupeur à l’effondrement des grands principes du droit pénal.

Au nom d’un principe de précaution galvaudé et d’une société du risque zéro fantasmée, il est instauré une justice de sûreté condamnant la probabilité d’un crime. Dans une dictature de l’émotion sans cesse renouvelée pour des besoins électoraux, on instrumentalise le corps judiciaire et médical. Peu de temps après les « conclusions d’Outreau », on entretient toujours la confusion entre malade et délinquant, psychiatrie et criminologie, diagnostic et pronostic, et l’on use du difficile concept de dangerosité criminologique comme d’une mesure de précision ouvrant la voie, dans un déterminisme sans scrupule, à une relégation perpétuelle.

Les Verts ne souhaitent pas que la France entre à nouveau dans cette illusion sécuritaire qui consiste à imaginer « tuer le crime dans l’oeuf » et conduit à l’exclusion et aux pires justifications de mesures de contrôle social.
Les Verts se veulent garants d’une justice de liberté qui condamne effectivement pour des faits. Les Verts souhaitent que ce texte contre-productif qui s’écarte des valeurs humanistes et doit s’appliquer dans 15 ans, trouve d’ici là sur son chemin des hommes courageux et responsables qui effaceront cette ombre.

Leriche Laurent
Responsable Commission Justice des Verts

Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. Les Verts appellent les citoyens soucieux de la défense des libertés publiques à se mobiliser pour la « nuit de défense des libertés » prévue le 20 mars 2008.

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*** FROM INSTITUT OF CRIMONOLY, TUBINGEN ***

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- 12. - From Hans-Juergen Kerner, Listserv Mananger, Criminology Criminal Justice News Professor and Director, Institute of Criminology, University of Tuebingen, Sand 7, 72076 Tuebingen, Germany, Phone: +49-7071-297 29 31 // Fax: +49-7071-29 51 04 ; hans-juergen.kerner@uni-tuebingen.de Secretariat: ifk@uni-tuebingen.de ;

http://www.ifk.jura.uni-tuebingen.de/


*
The Bureau of Justice Statistics in the USA has been publishing, a few days ago, a Report on Campus Policing. Not many countries in the world provide for specialized university police authorities or forces. However: even for those of us not being familiar with the issue the news may be useful to study. This report presents findings from a BJS survey of campus law enforcement agencies serving 4-year colleges and universities with 2,500 or more students. You will find the PDF-File under the following URL: Campus Law Enforcement, 2004-05 Available online at: http://www.ojp.usdoj.gov/bjs/abstract/cle0405.htm

* The Annual North-South Criminology Conference in Dublin (Ireland) has been scheduled for late June, 2008. Its theme is: "Reflections on Irish Criminology North and South: Learning and Challenges for the Future". Contact: nscc@dit.ie.

* If you are interested in the topic of attitudes towards crime, and in particular about Fear of Crime and the concept and reality of Punitive Attitudes favouring Harsh Penalties, you will find a lot of useful stuff in 2 recently published collections of articles, as edited by Helmut Kury respectively Helmut Kury & Theodore N. Ferdinand:

http://www.brockmeyer-universitaetsverlag.com/page002.html. The volumes are, inter alia, a continuation of discussions hold at the 6. European Criminology Conference in Tuebingen, Germany. By the way: The ESC ( http://www.esc-eurocrim.org/ ) will hold its 8th Annual European Criminology Conference, in late September 2008, at Edinburgh, Scotland, United Kingdom ( http://www.lifelong.ed.ac.uk/eurocrim2008/ ).

* The declaration of the Indepence of Kosovo as a new separate State causes a couple of worrying questions also for criminologists. In a recent publication, as edited by Ivo Aertsen et al., you will find the "Kosovo-Question" included into a broader perspective:
"Restoring Justice after Large Scale Violent Conflicts: Kosovo, DR Congo, and the Israeli-Palestinian Conflict"
http://www.willanpublishing.co.uk/cgi-bin/indexer?product=9781843923022

*
From the University of Maribor, Slovenia, Gorazd Mesko (gorazd.mesko@fvv.uni-mb.si), and colleagues invite you to participate in a biennial Conference on Policing in Central and Eastern Europe - >Social Control on Contemporary Society - Practices and Research<>www.fvv.uni-mb.si/conf2008

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*** FROM CENTRE FOR PRISON STUDIES, LONDON ***

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- 13. – Information from Helen Fair, Research Associate, International Centre for Prison Studies, School of Law King's College London.

Park life

http://education.guardian.co.uk/egweekly/story/0,,2257719,00.html

Prison staff strike threat halted

http://news.bbc.co.uk/1/hi/uk/7251073.stm

Dissident condemns Cuban prisons

http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/americas/7251142.stm

Common sense policing, not more gimmicks

http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2008/02/19/nviolence219.xml

Justice Minister charged with task of prison demolition (Georgia)

http://www.geotimes.ge/index.php?m=home&newsid=9363

Dominican Legal Code needs sentence of life in prison, Police chief says

http://www.dominicantoday.com/dr/local/2008/2/18/27059/Dominican-Legal-Code-needs-sentence-of-life-in-prison-Police-chief-says

Watchdog slams jails oversight (Australia)

http://www.theage.com.au/news/investigations/watchdog-slams-jails-oversight/2008/02/18/1203190740175.html

Ex-offenders struggle with homelessness

http://www.guardian.co.uk/society/2008/feb/19/prisonsandprobation

Agency for change

http://www.guardian.co.uk/society/2008/feb/20/3

Badly-needed solutions are kept under lock and key

http://www.guardian.co.uk/society/2008/feb/20/prisonsandprobation.justice

Inmates 'at risk' in police cells

http://news.bbc.co.uk/1/hi/uk/7253708.stm

Jail move over open-ended terms

http://news.bbc.co.uk/1/hi/uk/7252951.stm

Lost data lets killers roam free for a year

http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2008/02/20/ndata120.xml

Cork man loses damages case against Prison Service (Ireland)

http://www.belfasttelegraph.co.uk/breaking-news/ireland/article3445556.ece

Military Prisons Better Than Civilian Ones (Rwanda)

http://allafrica.com/stories/200802190849.html

Less Protection for Children in Horror Jails (South Africa)

http://allafrica.com/stories/200802200177.html

Jail Head Quits in Protest (Sweden)

http://www.sr.se/cgi-bin/International/nyhetssidor/artikel.asp?ProgramID=2054&Nyheter=&artikel=1904842

Agencies blamed over boy's death

http://news.bbc.co.uk/1/hi/england/lancashire/7254966.stm

Ban on children held in prisons (Scotland)

http://news.bbc.co.uk/1/hi/scotland/7255857.stm

Early release for foreign inmates

http://news.bbc.co.uk/1/hi/uk_politics/7256456.stm

Killer admits murder of prisoner (Scotland)

http://news.bbc.co.uk/1/hi/scotland/glasgow_and_west/7257089.stm

Fatal conditions in Mbuji Mayi prison (Democratic Republic of the Congo)

http://www.monuc.org/News.aspx?newsID=16746

Three to a cell at city prison (Scotland)

http://www.highland-news.co.uk/news/fullstory.php/aid/3338/Three_to_a_cell_at_city_prison.html

Judge gives paedophile get light sentence 'to spare the prison service work

and expense'

http://www.dailymail.co.uk/pages/live/articles/news/news.html?in_article_id=517218&in_page_id=1770

'Too many children in prison,' says bishop

http://www.religiousintelligence.co.uk/news/?NewsID=1655

No release from misery

http://www.newstatesman.com/200802210018

Cash crunch boosts government service firms

http://www.guardian.co.uk/feedarticle?id=7324401

Prison is child's play

http://www.middevonstar.co.uk/mostpopular.var.2060526.mostviewed.prison_is_childs_play.php

Magistrates hit back at call to jail fewer people

http://www.guardian.co.uk/society/2008/feb/23/prisonsandprobation.jackstraw

Overcrowded jails 'at panic stations'

http://www.guardian.co.uk/society/2008/feb/24/prisonsandprobation

Demand for stricter bail after 60 on murder charges go free

http://www.guardian.co.uk/uk/2008/feb/25/ukcrime.justice

Judge raises remand law changes

http://news.bbc.co.uk/1/hi/northern_ireland/7259570.stm

MSP calls for action to cut prisoner numbers (Scotland)

http://news.scotsman.com/politics/MSP-calls-for-action-to.3811337.jp

Wanted for empty prison: some convicted Afghan drug barons

http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/asia/article3420199.ece

Jack Straw evicts 600 prison officers from their homes...and moves convicts

in to ease jails crisis

http://www.dailymail.co.uk/pages/live/articles/news/news.html?in_article_id=517793&in_page_id=1770

Niger Governor's Wife Sets Up Computer Centre for Prison Inmates

http://allafrica.com/stories/200802220190.html

El Harrach prison: a source of shame! (Algeria)

http://www.elkhabar.com/FrEn/lire.php?idc=128&ida=98399&key=0&cahed=1

Communication Problems Leave 40 Deaf People in Prison Without Trial (Uganda)

http://allafrica.com/stories/200802220083.html

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* Arpenter le Champ Pénal. Directeur de la publication : Pierre V. Tournier, directeur de recherches au CNRS, Centre d’histoire sociale du XXe siècle (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne). pierre-victor.tournier@wanadoo.fr

Diffusion directe : plus de 3 000 destinataires répertoriés, en France et à l’étranger

Les « ACP » sont en ligne sur

http://arpenter-champ-penal.blogspot.com




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